Écosse : itinéraire 7 jours

En janvier, quand mon cousin Yann m’a proposé de l’accompagner en Écosse pour les vacances, j’ai accepté avec joie !

1/ j’adorais l’idée qu’on partage ensemble un voyage

2/ j’ai toujours voulu visiter ce pays 

3/ toujours imprégnée des multiples canicules de 2022, je me projetais à l’identique et me réjouissais d’aller prendre le frais dans le Nord. 

Été 2023 : Nantes a développé une météo écossaise… Mon voyage ne sera donc que le prolongement du temps maussade vécu à la maison…

Alors, sur le tarmac de l’aéroport lyonnais, nous faisons le plein de soleil… qui nous abandonnera rapidement à notre atterrissage à Edinburgh. 

Récit en 7 étapes !

Jour 1 – Mercredi 2 août :

Notre vol EasyJet est retardé de 1h30. Notre emploi du temps de la journée en prend un coup. Au lieu d’atterrir à 11h15, nous nous posons sur le sol écossais à 12h30. 

Et c’est donc sous la pluie que nous effectuons nos premiers pas à Edinburgh. 

Cela ne nous décourage pas de rejoindre l’agence de location de votre voiture, Arnold Clark à pied après avoir vu que le bus coûte 10 pounds pour effectuer 2 arrêts ! 

En route, la pluie s’intensifie, nous poussons la porte « soaking wet » pour parler local. 

Les formalités d’usage accomplies – et notre première acclimatation à l’accent Scottish, Yann s’élance pour sa première conduite à gauche. Scotland, here we come! 

En moins d’une heure, nous gagnons notre première visite du jour : Scone Palace, where the Kings and Queens of Scotland get coronated.

Il surgit au bout d’une longue allée, paré de son parc arboré et de sa pelouse d’un vert éclatant. 

Le lieu est magnifique, il promet. On est alors forcément un peu déçu par l’intérieur : les pièces sont bien entretenues mais pas forcément très bien mises en valeur avec une accumulation d’objets sans lien entre eux. En conséquence, un air un peu « stuffy » se dégage de cette visite.

Notre déambulation est donc plutôt rapide, complétée par quelques échanges avec les guides très sympathiques. 

Nous marchons un peu dans le parc et nous devons déjà reprendre la route pour assurer notre check-in. Fichu retard d’avion, il ne nous permettra pas les quelques escales que nous avions envisagées sur la route. 

Direction les Highlands, avec en point du chute Atholdene House à Inverness. Environ 2h30 de route. C’est moi derrière le volant. La route est de qualité, le trafic fluide. Nous voyons même du soleil ! 

C’était parce que la pluie nous attendait à notre arrivée. 

Heureusement l’accueil au bed and breakfast que nous réserve Gillian est chaleureux. Tout comme notre chambre pour les deux prochaines nuits. Confort, propreté, odeur parfumée, cosy, top. Sans oublier le délicieux chocolat déposé sur l’oreiller et les shortbreads qui garnissent la tea table. 

Installation rapide et nous filons vers notre réservation dîner du soir – fortement conseillé en Écosse : The Kitchen, avec vue plongeante sur la river Ness

Des plats délicieux et raffinés. Un seul bémol : le service un peu expéditif et l’ambiance est un peu collet monté comme dirait mon cousin.  

Rassasiés, nous décidons d’une petite marche dans la ville pour boucler notre première journée. Sous le crachin écossais of course. 

Jour 2 – Jeudi 3 août :

Pour aujourd’hui, nous avons réservé des vélos pour partir à l’assaut du Loch Ness !

Nous prenons des forces avec un délicieux Scottish Breakfast (qui n’est donc pas English, parole de Gillian !) puis direction Bellfield Park où nous avons rendez-vous avec Ticket to ride pour récupérer nos deux montures (80 pounds pour 2 la journée). 

Le loueur nous conseille d’aller à Dores, à une quinzaine de kilomètres. 

Après un faux départ – problème technique sur le vélo de Yann – puis quelques arrêts inopinés pour trouver la piste cyclable – ce n’est pas hyper bien indiqué – nous voilà en route sous le ciel gris et quelques averses. 

La piste est vraiment de qualité mais elle détient quelques difficultés. Yann qui n’est pas habitué à rouler souffre un peu quand la pente se raidit. 

Au bout d’une quinzaine de kilomètres, nous effectuons un arrêt à Dores Beach avec notre première vue plongeante sur le Loch Ness. 

L’endroit est équipé en robinet pour recharger les gourdes, en toilettes, un café (the Dores Inn) et un food truck gourmand, The Spot. 

Bien échauffés, nous décidons de poursuivre l’aventure vers l’autre suggestion du loueur : the falls of Foyers. La distance (un autre segment d’une quinzaine de kilomètres) ne semble pas effrayer mon compagnon de voyage alors nous voilà partis ! 

C’est vraiment très agréable de pédaler en Écosse. Contrairement à mes déboires nantais, ici pas de coup de klaxon intempestif, pas d’agression verbale ni d’insulte. Les autres cyclistes saluent, les voitures ralentissent quand elles sont en aprroche voire nous cèdent la priorité. Le bonheur ! 

Revenons-en à nos moutons écossais. Yann tire un peu la langue. La distance est un poil plus longue que celle annoncée et surtout, ça grimpe raide par endroit ! Mais il serre les dents et nous atteignons notre destination : les chutes ! Quelques mètres à pied sont nécessaires pour accéder au upper viewpoint. 

L’arrêt est plutôt express car le temps tourne et nous devons rendre les vélos pour 17h30 or il est déjà 14h30. 

C’est donc reparti dans le sens inverse et c’est cool, c’est de la descente ! 

Malgré les quelques côtes que nous retrouvons, le rythme est plutôt bon et nous pouvons même nous payer le luxe d’une pause détente sur la plage de Dores. 

Pile le moment où le soleil décide de sortir pour nous accompagner. 

Nous discutons avec des Neo zélandais qui sortent de leur séance de natation dans le Loch Ness, à la température tip top selon eux ! Ils auraient même croisé Nessie sous l’eau… 

Blague à part, notre ami de Ticket to ride nous avait indiqué avant de partir que le secret pour voir Nessie c’était de boire 5 bières chez Dores Inn justement…

Vers 16h, nous remettons les gaz pour le dernier segment de notre escapade. Cette fois, pas de zigzag, nous suivons la piste cyclable comme des chefs. 

Nous galérons un peu vers la fin car nous choisissons de passer par les Ness Islands plutôt que de prendre la grande route et les Écossais semblent avoir des difficultés avec les signalisations pour vélo… 

Mais à 17h15, nous déposons les vélos, contrat rempli ! La montre affiche 67,67km. Yann arrondira à 70 avec plaisir. Bravo à lui !

Les loueurs étaient étonnés de nous voir arriver complètement secs car d’autres visiteurs sont rentrés trempés, ils ne sont sans doute pas allés assez loin ! Ils étaient encore plus étonnés de nous entendre dire que nous avions eu le soleil à Dores Beach. A priori, c’est un phénomène rare. Vive nous !

Bref, pour l’Écosse, nous avons bénéficié d’une météo parfaite today ! 

Autant vous dire qu’avec tout cela, après une bonne douche, nous sommes en appétit pour découvrir la carte de Johnny Foxes. Nos fesses usagées s’installent avec plaisir dans le box proposé par la serveuse souriante, Alice. 

Nous aussi, nous avons le sourire quand nous recevons nos assiettes – un Nessie burger et un Beyond the meat burger + brownie et cheesecake Biscoff – aussi copieuses que délicieuses. Batteries rechargées !

Jour 3 – Vendredi 4 août :

Aujourd’hui, c’est une journée de transition avec de longs kilomètres en voiture à parcourir pour rejoindre Isle of Skye. 

Je vais donc me défouler les jambes avec 10km de running le long de la river Ness au petit matin. Je croise une runneuse vêtue de gants et d’un bonnet, tout va bien en ce 4 août !

Perso, je suis en short et teeshirt, happy de ne pas me faire mouiller pour une fois !

Après un bon petit-déjeuner, nous prenons la route de la distillerie de Glen Ord, The Singleton, où Yann a réservé une visite guidée. En l’attendant, je m’installe sur les fauteuils confortables du bar. 

Je déguste à ma façon en allant aux toilettes puisque le savon est à base de whisky. 

Vers midi, nous prenons donc la route vers Isle of Skye. 

Comme la distance est longue, nous avons organisé quelques escales. 

La conduite est rendue particulièrement difficile par des portions de bitume bien abîmés, avec des trous gigantesques, des vaches, des moutons qui traversent au milieu des voitures et les sections à « une voie », les « single track lanes », qui obligent à s’arrêter dans les « passing places » pour assurer la bonne circulation dans les deux sens. Sauf que tout le monde ne joue pas le jeu est c’est assez stressant. 

Yann a d’ailleurs besoin de reprendre des forces, nous nous posons donc chez Lean to Coffee à Ashaig à la déco épurée – pas de toit, mobilier recyclé – mais élégante, aux produits frais et bons. 

Second arrêt : Cuillins Hills pour défouler un peu nos gambettes. Nous avons pris de belles averses pendant la conduite, là nous avons le plaisir d’apprécier un peu le soleil (avec du vent). Nous avons même eu un frémissement du thermomètre à 18 degrés, youhou ! 

Puis nous mettons le cap sur les Fairy Pools. Au pied des Monts Cuillins, les piscines des Fées, piscines naturelles remplies d’eau transparente, communiquent entre elles par de petites cascades. 

Compter 6 pounds pour le parking et 4 kms à pied aller/retour. 

Si vous n’êtes pas pris par le temps comme nous l’étions, je vous conseille de prolonger sur la randonnée de 4,6 miles qui permet de sortir du sentier purement touristique. 

Ultime étape de la journée, la prise de possession de notre chambre des deux prochaines nuits chez Roskhill House

Encore un accueil chaleureux de la part de Martin. La cuisine sent divinement bon le gâteau qu’il prépare pour le petit-déjeuner de demain matin. La chambre aussi est accueillante, élégante et propre. 

Je n’en dirais pas autant des fameuses midges, qui pullulent dans le ciel de Skye, qui nous cueillent dès notre sortie de la voiture. 

Une dizaine de minutes de détente et nous reprenons la route pour notre étape culinaire du soir au Stein Inn en bordure du loch Dunvegan, le plus vieux Inn de Skye avec une déco bien dans son jus, où l’on se sent bien. Encore une excellente adresse où nous nous laissons tenter par les moules (sauce au vin ou au cidre, nous recommandons les 2) avant de succomber au brownie et cheesecake maison. 

À noter que les moules ne sont pas proposées à un prix aussi attractif qu’en France : compter 26€ vs 15€ en moyenne chez nous. 

Sous la douche, nous retrouvons aussi du savon au whisky. Sans boire, nous allons finir complètement saoulés ! 

Ps : sur la route du retour, Yann a enfin aperçu une highland cow, typique du territoire ! 

Jour 4 : Samedi 5 août :

Réveil matinal pour faire tourner les jambes avec un running en bordure du Loch Vatten. Du crachin, des cabines téléphoniques, des midges, tout y est pour démarrer la journée du bon pied ! 

Je suis en appétit pour déguster le petit-déjeuner vegan et végétarien préparé par Martin. Un délice !

Yann est parti faire un tour en bateau pour explorer la faune et la flore locales – en tout cas, c’est ce qui était prévu mais en raison d’un petit loupé, ce sera finalement la visite du château de Dunvegan – alors ayant le mal de mer, je préfère emprunter le vélo du B&B pour continuer mon exploration des alentours. 

En retournant au Stein Inn en fait car en nous couchant, nous nous sommes rendus compte que notre addition est erronée (quasi 12€ en trop pour notre poche). Cela me permet de refaire la route qui longe le Loch Dunvegan, très agréable pour les yeux. 

Forcément, je me prends une jolie averse au bout de quelques kilomètres, heureusement j’ai l’équipement de pluie intégral dans le sac !  

Et la vue en arrivant est toujours aussi belle. 

L’accueil du barman l’est un peu moins. En gros, il nous a montré la note, on a payé, c’est notre problème. J’insiste et je repars avec mon remboursement. 

Au retour, à moins de 500 feet de l’arrivée, nouvelle giboulée ! À croire que Roskhill House est située dans un micro climat…

Martin est là pour m’accueillir et m’annonce même mettre un peu de chauffage dans la chambre pour que mes affaires sèchent et que je me réchauffe. Quelle adresse fantastique !

Au retour de Yann, nous prenons la direction de the Old Man of Storr, un monolithe qui s’est formé à la suite de l’érosion de The Storr dont le sommet est situé juste à l’ouest. Le nom de « Old Man of Storr » proviendrait du fait que vus de face, le pinacle rocheux et The Storr situé à l’arrière évoqueraient le visage d’un vieil homme.

Sur la route, toujours les single track lanes, les jeux de passe passe avec les « passing places » et l’alternance pluie / soleil. 

C’est vraiment marquant comme la météo peut changer à quelques kilomètres près. Il est donc important de ne jamais paniquer trop tôt. Par exemple, nous nous sommes faits arroser en traversant Portree, c’était sec et ensoleillé moins de 10 kilomètres plus loin quand nous posons la voiture au parking (5 pounds les 6 heures). 

De nombreux itinéraires de randonnée partent de cet endroit. Pour un temps court, comme nous disposons, il y a un parcours de moins de 6 kilomètres qui permet de voir le monument de chaque côté. Le chemin est très accessible. Ça monte un peu mais ce n’est pas violent. 

Miracle du jour, pendant nos presque deux heures à l’air, pas une goutte de pluie ! 

Nous retrouvons vite nos habitudes humides quand nous posons pied à Portree avec ces petites averses comme on commence à aimer (ou pas). 

Le tour en « ville » est rapide car toutes les boutiques ferment à 17h, nous nous sommes garées à 16h53… 

Nous retournons donc à Roskhill House et profitons de notre heure de détente disponible. 

Pour le dîner,  nous nous installons chez The Old School. Adresse sans prétention, à la carte variée et originale. Tout est bon et copieux. 

Nous vous recommandons le vegeterian curry et le fish and chips pour le salé. Côté sucré, Yann se laisse tenter par le Sticky toffee pudding que nous voyons sur toutes les cartes depuis notre arrivée – un délice – et moi pour le vegan orange and chocolate cheesecake. Miam !

En guise de marche digestive, nous nous dirigeons vers la baie aux couleur du coucher de soleil. Oui, oui le soleil ne se voit pas le jour mais il se couche la nuit. 

Jour 5 – Dimanche 6 août :

Quand j’ouvre les yeux à 6 heures pour mon run matinal, je les frotte énergiquement à deux reprises pour être sure qu’ils ne me jouent pas un vilain tour. Mais non, le ciel est bleu et le soleil brille sur Roskhill House !

Il fait frisquet et le brouillard finit de se lever mais le plaisir est immense. 

Je longe encore le Loch Vatten, éblouie par les rayons, je croise à nouveau moutons et cabines téléphoniques. Et cette fois, je fais un loop complet en passant par Harlosh Hideaways et j’en prends plein les mirettes !

Une bonne douche et le délicieux breakfast de Martin me redonnent toutes les forces nécessaires pour cette nouvelle journée de transition. 

Vers 9h30, nous levons le camp direction Armadale pour prendre le ferry à destination de Mallaig. 

Départs réguliers avec CalMac, 40’ de traversée, environ 17 pounds. 

Nous montons à bord de celui de 11h45, le soleil est toujours parmi nous. Sur le pont, il fait forcément un peu plus frais mais nous avons le plaisir de voir des dauphins qui viennent nous saluer. 

À la sortie du ferry, cap sur Glen Nevis pour randonner sur le Ben Nevis (faut suivre), le plus haut sommet du Royaume-Uni avec ses 1 345 mètres. 

Le thermomètre affiche 18 degrés. 

Nous croisons les doigts pour que le moteur de la voiture n’entre pas en surchauffe. Je me doute que vous êtes sur le bord de votre chaise à vous demander si ce fut le cas. Bien sûr que non ! 30 minutes plus tard, le Dieu pluie nous faisait à nouveau coucou. 

Mais comme le ciel change toujours très vite, c’est sec quand nous garons la voiture au Glen Nevis visitor centre (fermé et comme les parcmètres ne fonctionnent pas, c’est parking gratuit !). 

L’ascension complète durerait 7 heures (4 heures d’ascension, 3 heures de descente). On en doute un peu car nous parcourons l’intermédiaire, the halfway loch en 1h30 contre les deux heures annoncées. Bon, comme dirait Yann, « on est monté vite, personne ne nous a doublés sur le chemin ». 

C’est une super randonnée ! C’est un peu pentu (environ 700 D+), pas très escarpé et, pour la première fois du séjour, nous transpirons ! 

Nous marquons une pause au lac donc mais rapidement il fait plus frais, surtout avec l’effet transpiration – c’est qu’on n’est plus habitués. 

Nous prenons alors le chemin retour et nous mettons une heure à retrouver le point de départ. 

Et là, forcément, on reçoit quelques gouttes, ce ne serait pas drôle sinon. 

30 minutes nous séparent de notre résidence pour cette nuit, The Onich Hotel. Clairement, on change de style au regard des deux derniers établissements que nous venons de visiter. Finis le charme et l’accueil des bed and breakfast, c’est l’hôtel pur et simple. Pour une nuit, ça fera l’affaire ! Et la vue est belle sur le Loch Linnhe. 

Douche rapide puis nous nous installons au Glen Nevis restaurant (comme vous pouvez le constater, ils ont de la suite dans les idées !), un des rares restaurants des environs. 

Juste avant, nous avons enfin pu photographier une highlander cow, il était temps ! 

À table, nous commandons le steak and ale pile, plat à succès de l’endroit. En dessert, Yann renouvelle le plaisir d’un sticky toffee pudding. Je me laisse tenter par le choc & marshmallow trifle, bon mais pas wahoo. Faudra que je me rattrape ! 

Jour 6 – Lundi 7 août :

Aujourd’hui est une journée qui compte double : elle est de transition + il s’agit de notre dernière journée en voiture. De la campagne à la ville. 

Nous quittons en effet Fort William pour rejoindre Edinburgh, ultime étape de notre périple. 

Sans surprise, le petit déjeuner de l’hôtel est basique et ne suscite pas notre engouement. 

Vers 9h45, nous prenons la route. 

Nous traversons la belle vallée de Glencoe avant de rejoindre Loch Lomond & Trochards National Park. 

Il nous faudra quelque trois heures pour rallier notre point de départ, Arnold Clark. 

Le tableau de bord affiche 20 degrés, on en revient pas ! En tout, nous avons parcouru presque 800 miles dans les magnifiques paysages écossais. 

Une navette nous ramène à l’aéroport – si on l’avait su à l’aller…. De là, nous montons dans le Air Link, la navette aéroport City center (8 pounds l’aller retour, 24/24, fréquence toutes les 10’ en heures pleines, toutes les 20’ en heures creuses).  

En moins de 30 minutes, nous descendons à notre station et 5’ plus tard nous effectuons notre check-in au Haymarket Hotel

Un bel établissement composé de plusieurs maisons typiques de la ville en enfilade. Nous « emménageons » au deuxième étage de la maison Boisdale. Nous renouons avec une chambre élégante et clean. 

En revanche, comme hier, pas d’ascenseur. Pas très disabled friendly… 

Nous avons l’après-midi devant nous en attendant notre activité de fin de journée. 

C’est quartier libre pour chacun. Pour ma part, je déambule dans la ville sans but. 

Pour l’instant, je ne suis pas charmée. 

La foule n’aide pas. Il faut dire que c’est pile le moment du festival international d’Edinburgh, rendez-vous annuel des arts et de la musique pendant les trois premières semaines d’août

Après plus de 2h30 de déambulation, je trouve refuge dans le calme de la « National Library ». Le silence pour bouquiner, fontaine à eau disponible et toilettes gratuites, le bonheur ! 

À 18h, les choses sérieuses commencent avec « Haunted Underground Vaults and Graveyard Tour ». 

Jordan, de Auld Reekie Tours, est notre guide pour 1h30 de marche entre cimetières et voûtes « hantées ». 

Il nous raconte l’histoire célèbre de Greyfriard Bobby, le chien qui n’a pas quitté la tombe de son maître pendant 14 ans après sa mort. Une statue est même érigée en sa mémoire ! 

Il est passionnant dans ses récits et, malgré son accent écossais prononcé, on le comprend bien. Le circuit passe relativement vite, avec une préférence pour la première partie dédiée aux cimetières. 

Le soir, c’est retrouvailles avec my friend US Alex qui se trouve justement à Edinburgh pour le festival. 

On se retrouve au pub The Golf Tavern, qui prend les réservations pour dîner jusqu’à 22h30 alors que les cuisines ferment à 20h30… bref, nous avons 5 minutes pour commander. 

Heureusement pour eux, les plats sont délicieux, notamment ma ale pie version végétarienne. 

En revanche, il est trop tard pour le dessert. 

Nous nous arrêtons donc sur la route du spectacle chez Foutain Desserts pour une glace – oui oui, une glace et ça passe nickel… Alex nous a pris deux tickets pour l’accompagner lui et une amie à un spectacle du festival : The Amazing Banana Brothers. 

Une pièce complètement absurde, pas du tout « my cup of tea » comme dirait Alex mais heureuse de l’expérience ! Yann a adoré. Rideau ! 

Jour 7 – Mardi 8 août :

Malgré le coucher tardif, je me réveille sans problème à 6h pour mon rituel running. 

La température est fraîche mais le ciel bleu et le soleil invitent à sortir. 

Entre Old Town, Calton Hill et les célèbres raccourcis « closes » ou « wynds » qui caractérisent la ville – des passages larges d’1 mètre 50 en moyenne, certains sont à ciel ouvert, hyper pratiques pour circuler dans la ville, je prends beaucoup plus de plaisir qu’hier à découvrir la ville encore quasi déserte. 

Un réveil dynamique, complété par un bon petit-déjeuner à l’hôtel. Je goûte enfin le haggis, plat typique d’ici, en version végétarienne – alors pas sûre que l’expérience soit très explicite. 

Rapidement, nous nous mettons en route pour le Edinburgh Castle. Heureusement que nous avions réservé nos billets en ligne à l’avance car tout est sold out. Et dès l’ouverture à 9h30, il y a déjà du monde. 

Compter environ deux heures pour la visite (sans audio guide). Le lieu est très beau mais les expositions un peu trop guerrières à notre goût. 

Nous descendons ensuite tout le Royal Mile pour rejoindre the Palace of Holyroodhouse, la résidence principale des rois et reines d’Écosse ainsi qu’à la reine Elisabeth II lorsqu’elle séjournait là-bas. Nous avons d’ailleurs visité la salle où son cercueil a été entreposé après son décès pour permettre aux Écossais qui le souhaitaient de se recceullir. 

Audioguide gratuit très bien fait, avec de l’interactivité. Nous y passons plus d’une heure, les jardins de 4 hectares à la fin de la visite sont particulièrement beaux. 

Après une pause regenerative au café du Palais, nous nous mettons en marche pour « gravir » le King Arthur’s seat summit sur suggestion d’Alex hier soir. Il s’agit d’une colline de 251 mètres d’altitude, point culminant de Holyrood Park. 

La marche est plutôt facile, compter environ une trentaine de minutes depuis Holyrood et elle offre une vue panoramique sur l’ensemble de la ville. 

À notre retour « en bas », nous marquons une escale au Parlement écossais. La salle des débats est accessible au public. Nous avons également la chance d’y découvrir l’exposition «  World press photo 2023 ». 

Nous avons profité d’un beau soleil toute la journée – oui oui, j’ai même pris des couleurs sur le visage – et d’un vent bien fouettard. Bref, une belle journée. Nous rentrons à pied à l’hôtel pour reprendre des forces en attendant notre dernière soirée écossaise. 

Pour celle-ci, nous nous installons dans un pub qui a pignon sur rue à Grassmarket : The Fiddler’s Arms

Le service n’est pas très rapide mais très friendly. Les plats sont honnêtes. En revanche, le « homemade sticky toffee pudding » est un régal ! C’est un dessert traditionnel d’ici. Je louchais dessus depuis  notre arrivée, contente de l’avoir réservé pour le dernier soir. J’ai enfin eu mon dessert wahoo du voyage ! Yann en était à son troisième, il le classe en number one, au coude à coude avec celui de The Old House sur l’île de Skye. 

Un musicien vient assaisonner la fin de notre repas en se mettant au micro vers 21 heures. La boucle parfaite. Nous ne tardons pas trop quand même car notre vol retour est à 6h demain matin, donc la nuit sera courte ! 

See you soon Scotland!

En synthèse :

  • L’Écosse, c’est beau
  • Il ne pleut pas beaucoup mais souvent… D’après nos infos recoupées, il semblerait que la météo soit plus favorable en juin. Après, la pluie, le vent, c’est aussi ce qui fait le charme du pays et les décors ne seraient assurément pas les mêmes. La bonne nouvelle, c’est que c’est très changeant et que le ciel peut varier de 5km à l’autre alors n’hésitez pas à bouger ! Et si je dresse le bilan, au final, on a pu faire tout ce que nous avions prévu, c’est bien là l’essentiel.
    Mini bonus : la pluie nous a également permis d’échapper aux midges, ces insectes fort désagréables. Nous les avons seulement subies, très légèrement, quand nous étions vers notre B&B à Skye. Les filets de protection pour le visage sont donc restés dans leur emballage !
  • Les routes de campagne, particulièrement à Skye, sont bien abîmées. N’hésitez pas à upgrader votre véhicule pour plus de confort. Attention également, les routes y sont très étroites : l’utilisation des passing places est un art local !
  • Les Écossais sont adorables, partout nous avons été bien accueillis et bien conseillés
  • L’île de Skye est vraiment un incontournable ; vous pouvez zapper Fort William (après l’ascension du Ben Nevis, tracez directement sur Glencoe ou Loch Lomond)
  • Nous avons bien mangé, les restaurants proposent des plats souvent délicieux et en quantité agréable (ce n’est pas pingre ni les grosses assiettes à l’américaine à quelques exceptions près). L’offre végétarienne et vegan est très développée avec des mets cuisinés avec goût.
    Pensez à réserver !
  • Laissez-vous tenter par leur dessert traditionnel, le sticky toffee pudding, une tuerie pour les papilles ! Quant au haggis, ni mon cousin ni moi n’aimons les abats, je n’ai testé que la version végétarienne qui était particulièrement réussie.
  • En août, c’est le festival international d’Edinburgh qui se déroule sur les trois premières semaines du mois. Si vous n’aimez pas la foule, évitez cette période. Quant à la ville, Old Town surtout, ses constructions sont belles, se perdre dans les « closes » a du charme, les pubs sont accueillants mais une journée, voire une journée et demi suffisent. Les vallées, les grands espaces, les lacs, les rivières, les itinéraires de randonnée possibles sont tellement plus agréables pour les yeux et les oreilles !

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