Népal, part III : on ride & on rafte !

Day 12, lundi 27 octobre

8h de sommeil, le bonheur absolu !

J’ai même fait tomber les deux paires de chaussettes et la capuche pendant la nuit ! 

Alors je me réveille, naturellement, en pleine forme, à 6h40. 

Juste le nez coulant, qui continue de m’embêter. 

Pour vous donner une idée, quand même, quand on tire les rideaux, il y a de la condensation sur la fenêtre… je dis ça, je dis rien. 

Accessoirement, ma montre Garmin me dit que je suis acclimatée à 2 900m, elle a toujours quelques centaines de mètres de retard…

Le petit-déjeuner de l’hôtel n’a rien à voir avec les festivités matinales du trek. Rien ne m’inspire. Je me rabats sur un œuf dur et je finis les biscuits coco que Dilli nous avait donnés avant la montée vers le High Camp. 

À 8h30, direction la boutique de vélos pour récupérer nos montures afin de lancer la seconde partie du voyage : comme le dit Bucket, fini de grimper, il est temps de rider ! 

Je suis plutôt contente, le VTT est un Trek, la même marque que mon vélo de route. Bon, je verrai à l’usage que l’entretien manque un peu et que le passage des vitesses, ce n’est pas ça. 

On s’équipe et hop, en route ! Enfin, presque. Au bout de 120 mètres, on s’arrête, la selle d’Isabelle s’est décrochée. 

On pourrait croire que la réparation irait vite vu qu’on est est à deux pas de la boutique. Mais non. Le gars vient chercher la selle, repart avec la selle, revient avec la selle… 

Escapade VTT, deuxième ! 

En fait non, quelques mètres plus loin c’est Corinne qui déraille dans la première côte. 

Je m’occupe de remettre la chaîne, lui donne un cours accéléré de passage de vitesse et là, on est vraiment parti !

La sortie de la ville est fastidieuse entre les piétons, nombreux, et les chevaux. 

Sur la route, on respire un peu mieux. Enfin, façon de parler car on se prend les pots d’échappement des bus, des voitures, etc. 

Il faut aussi éviter les véhicules arrêtés en bord de route car en panne alors que la chaussée est étroite. Mais, globalement la route est plutôt quali et les népalais plutôt safe avec les vélos. Point important : on roule à gauche au Népal ! 

Mais on avance ! Les vues sur les montagnes sont plutôt sympas mais je reste un peu sur ma faim. 

Vers 10h, on marque un stop au Serthang Selfie Park qui, comme son nom l’indique, permet de prendre des selfies avec la vallée en contrebas. 

La selle d’Isabelle fait encore des siennes mais elle gère. 

À 10h30, pause dans une espèce de carrière. Céline et Florian, qui ont pris le Magic Trail, plus technique mais sans aucun doute plus beau, nous rejoignent. 

Corinne cède son vélo à Grand Mama, un des porteurs resté avec nous, elle préfère suivre avec le 4*4. 

On se remet en route. Dans les descentes, sans surprise, je suis (un peu) larguée. Dans les montées, je rattrape. Mine de rien, l’altitude joue encore et ça demande un petit temps d’adaptation à chaque début de côte. 

Vers 11h15, on entre dans Jomson, dernier check point de nos permis de trek et lieu de notre déjeuner. 

On s’installe à une table super sympa à l’hôtel Alka Marco Polo. 

J’en profite pour refaire une tournée de veggie Momo ! 

Encore une fois, ils sont très bons ! Mes collègues optent pour les spaghettis carbo, sur reco de Florian, et c’est vrai qu’ils n’ont pas l’air mal du tout. Je me rattraperai ce soir ! 

Vers 12h45, on se remet en route. 

Nous traversons le village de Marpha, qui est connu pour ses vergers de pommiers et pour être le berceau du brandy de pomme népalais. 

En raison d’un mariage, il y a foule. La circulation n’est pas facile à slalomer entre les scooters, les piétons, la rivière mais l’expérience est plutôt fun ! 

Quand nous sortons du village, nous faisons connaissance avec les thermiques, ces fameux vents qui remontent par le haut. À moins que ce ne soit pas le bas. Bref, peu importe, c’est pénible. Et encore, ils sont gentils aujourd’hui semble-t-il. 

Ensuite, un morceau un peu sérieux, la traversée d’un deuxième pont suspendu fouetté par les vents. Une personne à la fois. Si on ne le sent pas, Florian nous invite à marcher à côté du vélo. Je me lance, ça fait partie de mes défis ! 

Il faut en effet rester concentré et ça secoue mais très contente de l’avoir fait ! 

Le reste du parcours est intense, d’autant que le VTT n’est pas ma spécialité. 

Autant je suis devant dans les côtes bitumées, autant je laisse passer les copains devant quand il y a piste et/ou cailloux. 

Le plus pénible : la poussière et la circulation sur les zones partagées. N’oublions pas non plus les veaux, les vaches, les poules mais ça, c’est la partie folklorique ! 

Plus on avance et plus on sèche le guide… il ne nous tient pas dans les montées, nous les 3 girls et même Dilli fatigue. 

Vers 15 heures, nous arrivons enfin à Kalopani, à une altitude de 2 470 mètres (Garmin indique 2 560 m). 

Je n’ai jamais été aussi contente de voir un panneau d’entrée de ville ! Le compteur affiche 46, 45 km, 461 D+ et 1500 D-  

On n’a pas chômé : Dilli prévoyait une arrivée entre 16h et 17h. 

En plus, on n’a pas eu de pluie contrairement aux prévisions. Apparemment, il neige aujourd’hui sur le Pass que nous avons franchi hier matin. Clairement, cela n’aurait pas été la même mayonnaise… 

Nous passerons la nuit au See You Lodge and Restaurant. 

On rêve tous et toutes d’une bonne douche chaude et c’est encore l’eau froide qui nous cueille. Isabelle, plutôt de bonne composition, se « rebelle » un peu. Il est vrai que, hier déjà, c’était froid pour elle. Petit miracle technique, l’eau chaude revient assez rapidement et c’est le bonheur ! 

Pendant que Isabelle se douche, je fais un peu de renfo. Je sens que les muscles fessiers ont bien travaillé. 

C’est la première fois en 5 jours que je n’ai pas froid après la douche. Il faut dire qu’on est plus bas et il y a aussi beaucoup moins d’air qui passe dans la chambre. J’avoue, c’est très appréciable. 

À 17h, rendez-vous dans la salle commune pour la commande du repas. Puis on s’échange les vidéos, les photos et on refait le film de la journée ! 

Autour d’un délicieux chocolat chaud caramel épices pour moi. 

On est quand même toujours en doudoune car ils ont vraiment du mal à garder  les portes closes. Enfin, là, c’est mieux mais Florian a quand même dû fermer les fenêtres alors qu’il fait 10 degrés. Et la porte d’entrée ne ferme pas complément… 

L’heure du dîner arrive vite. Très contente de mon choix encore avec un chicken curry & rice. Florian nous avait dit que le chicken était la spécialité de l’hôtel. Eux ont opté pour le chicken sizzler et, a priori, c’est une réussite ! 

À la table d’à côté, sont installées deux Françaises. Nous tapons un peu la conversation, c’est très sympa.

À 20h, je lève le camp, j’ai un peu de nettoyage à faire avant de remettre le couvert VTT demain ! 

La chambre est quand même fraîche mais une fois sous les draps, c’est un poil mieux. Ce qui m’est de plus en plus difficile ? Me laver les mains à l’eau froide, que dis-je, glaciale. tout le temps. 

Day 13, mardi 28 octobre 

Cette fois, nous n’y échappons pas. La pluie nous cueille au réveil. Et pas qu’un peu. Il pleut même dans la chambre, à travers les fenêtres.

Sur suggestion de Florian, j’ai choisi le pain perdu pour le petit-déjeuner. Il ne m’a pas grandement enchantée. 

À 8h10, la nouvelle tombe : VTT annulé. Il y a eu des éboulements, il pleut des cordes et il y a du vent. 

Tsheten, de l’agence vélo, nous montre une vidéo : il neige à Muktinah (au moins 15 cm déjà) d’où nous sommes partis hier matin sous le soleil ! Je n’ose pas imaginer la situation au Thorongla Pass.

Nous attendons donc la Jeep pour nous conduire à Tatopani que nous aurions dû rallier en pédalant. 

Le temps d’attente était estimé entre 45’ et une heure, ce fut plutôt une bonne 1h30. 

Bref, à 10h30, nous chargeons les sacs et en route ! 

En effet, l’aventure vélo aurait été périlleuse. De base, la route est un mélange de piste et de bitume. Mais là, tout est boueux ++, des cailloux (plus ou moins gros) jonchent le parcours. On ne se serait pas amusé, pire, cela aurait été risqué. 

Dans la Jeep, en guise de chauffage, nous nous serrons les uns contre les autres et pour la ventilation buée, c’est Dilli / Grand Mama, en alternance, qui passent un chiffon sur le pare brise. 

Nous bouclons les 25 km en un peu plus d’une heure. 

Le temps de transvaser les sacs dans le van et on repart vers 11h15 ! 

Direction : Pokhara ! Clairement, malgré la pluie (qui a bien diminué), il fait nettement moins froid. Il faut dire qu’on a encore perdu 1n000m et mes oreilles semblent enfin se déboucher – elles n’ont pas aimé la baisse d’altitude d’hier. 

On roule pendant environ une heure. La route est bien défoncée, avec l’eau qui ruisselle de partout. 

Arrêt au Kaligandaki Resort à Myagdi pour le déjeuner. 

Leur spécialité : le Dal Bhat servi avec du beurre fondu et une sauce yaourt. Mais je ne suis pas suffisamment en appétit alors je me rabats sur une nouvelle fournée de veggie Momo. Les plus balezes que j’ai mangés depuis le début du voyage et parmi les meilleurs. 

Un peu avant 13 heures, en cohérence avec le planning, on se remet en route. 

Et c’est reparti pour plusieurs heures de tape cul et la pluie qui ne s’arrête pas. L’iPhone indiquait un stop pluie à Pokhara vers 16h mais il faut croire que sa météo n’est pas plus fiable pour Nantes que pour le Népal. 

Détail intéressant : les protections pluie sur les motos, ce sont des poches poubelle. 

Il est toujours compliqué de prévoir le temps de route au Népal mais là, malgré les conditions météo, le trajet se déroule bien et à 15h30, le van nous dépose devant le Middle Path Hotel & Spa de Pokhara, où nous retrouvons la vie citadine. 

Clairement, on change de décor : 4 étoiles, fitness room, piscine… je profite d’une chambre XXL, j’avoue que c’est bienvenu après toutes ces nuits froides et rustiques. 

Je profite un peu du confort et hop, je fonce sur le tapis de course à pied où je retrouve Céline. 

Un petit 12 kilomètres pour mieux apprécier le massage qui suit. Car c’est la cerise sur le gâteau post trek ! Un Deep Tissue Massage. Une heure de bonheur pour 15€ (2 450 Roupies). J’étais contente de ne pas avoir de courbatures après notre aventure mais quand elle me masse, je sens que les muscles ont bien travaillé. Il y a même des muscles dont j’avais carrément oublié l’existence. 🤗

La particularité : le lavage de pieds avant de commencer et la masseuse qui se met à quatre pattes sur moi pour masser le dos et les ischios. C’est diablement efficace.

On est toutes et tous au quatrième ciel mais il est déjà l’heure de filer au resto pour notre resa de 19h45. 

Direction : Fresh Elements Restaurant. Le lieu nous transporte déjà dans la jungle avec sa déco verdoyante. 

Et ses assiettes nous font voyager de plaisir. Un délicieux fresh fruit Lassi pour se mettre en appétit, un chicken sizzler sauce aux champignons, nouilles et petits légumes, le tout fondant dans la bouche et pour conclure en beauté un warm brownie. 

Seul micro bémol : nous n’avons jamais reçus nos plats en même temps. 

Bémol plus pénible : nous avons passé près d’une heure à revoir nos additions car le serveur s’emmêlait les pinceaux entre les prix du menu avec TVA et ceux de sa tablette sans TVA. 

J’étais partie en laissant toutes mes affaires en vrac, ce fut mission rangement au retour ! 

Mais cette nuit, pas de cagoule ni de chaussettes. 

Day 14, mercredi 29 octobre 

Ah, ne pas se lever dans la nuit et être pétrifiée de froid. 

Ne pas avoir de la buée qui sort de la bouche au réveil quand tu respires. 

Limite, j’ai eu trop chaud 🤗

Rdv nous est donné à 6h50 pour le petit-déjeuner. 

Florian nous a dit de prendre des forces alors je mets de côté mon habitude de ne pas prendre de petit-déjeuner. Le buffet du Middle Path est varié et bon. J’opte plutôt pour le salé, ici le sucré transformé est rare et je me rends compte que je m’en passe très bien. Surtout après mon super brownie d’hier soir ! 

À 7h30, on monte à bord du van de Pokhara Rafting avec Bijay et son équipe de la Rapid Runner Team. 

Je suis en veste mais en short ! Et on dirait que le soleil veut poindre le bout de son nez. 

Aujourd’hui, nus quittons Pokhara tôt le matin pour rejoindre la rivière Lower City, une rivière populaire pour le rafting avec des rapides allant de classe 3 à 4, pour une superbe expérience de rafting sur la route de notre prochaine étape. Elle rejoindra, vers la fin de notre itinéraire, la rivière Trisuli. 

Comme le VTT, le rafting n’est pas vraiment ma cup of tea alors il va falloir que je me dépasse. 

Nous arrivons rapidement à notre point de départ : Damauli. 

Mais le temps des explications de sécurité, de l’équipement, etc. Il est déjà bien 10h15 quand nous embarquons à bord de notre bateau. 

Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas téméraire pour ce genre d’activité. Je glisse donc à notre guide que je préférerais ne pas tomber à l’eau… 

C’est parti pour 36 km de navigation pour rallier Ghai Ghat, Chitwan. Bon, sinon, c’était six heures de van sur les « routes » népalaises alors à choisir… 

Les paysages sont magnifiques, encadrés par les montagnes et la nature verdoyante. 

En plus, nous avons un peu de soleil et des coins de ciel bleu. Comme si la journée d’hier ne s’était jamais produite !

Nous mettrons environ 3h30 (hors pause) pour notre périple. Les rapides sont plutôt sympas et je me sens un poil plus à l’aise au fur et à mesure. Surtout, Bijay est un très bon capitaine pour nous faire travailler en équipe. Après, je ne suis pas complètement téméraire. Je me suis calée à l’arrière, pour prendre moins d’eau, et à proximité de mon nouveau meilleur ami, Bijay !

J’ai bien fait car Isabelle et Céline, qui sont au premier rang, prennent bien l’eau. 

En gros, je resterai quasi sèche jusqu’au km 32 quand nous enchaînons, pour boucler le parcours, 4 rapides qui tapent un peu plus que les autres. Là, je n’y échappe pas, et je le ressens d’autant plus que la Trisuli est bien plus fraîche. 

Nous posons pied à terre après 14h30. J’ai passé un bon moment mais j’avoue que je suis aussi soulagée d’en avoir terminé et que tout se soit bien passé. On se change rapido et nous sommes accueillis par de adorables habitants qui nous ont cuisiné un délicieux Dal Bhat. 

15h15, on reprend le van. Direction : Chitwan, une ville située dans la région subtropicale du sud du Népal. L’atmosphère de Chitwan est relaxante et paisible, avec une abondance de verdure et de forêt. Le parc national de Chitwan est l’un des meilleurs endroits pour observer la faune sauvage en Asie. Les éléphants, les rhinocéros, les tigres, les ours sont toutes des espèces que nous pourrions voir dans le parc dès demain ! 

2 heures de route étaient annoncées, il nous en faudra une seule. Des fois, ça roule bien au Népal ! 

Sur la route vers le parc national, on croise même un rhinocéros ! On sent le changement de décor ! 

Pour la nuit, nous posons nos valises au Chitwan Village Resort. Un îlot de nature à Sauhara, au cœur du parc. 

On est accueilli par un staff adorable, qui nous sert un très bon jus de mangue. 

Nous avons une heure de break douche etc. Et à 17h30 on part en ville. On croise un éléphant qui se balade au milieu des voitures, vélos et autres scooters. On a vraiment changé d’univers, c’est trop cool ! 

On s’installe chez Ekinaar On The Edge en bordure de la East Rapti River pour siroter un verre. Of course, je choisis encore un mixed fresh fruit lassi. Un peu en dessous de celui d’hier mais toujours très sympathique à déguster. 

Et un très bon moment de la journée : le debrief. Il faut dire qu’on a quelques scènes aquatiques sympas à se remémorer ! 

Avant de filer au resto, certains font du shopping pour des vêtements de couleur appropriée pour la jungle : rouge, jaune, blanc interdits, privilégier le kaki ou les couleurs foncés. 

Vient ensuite le temps du dîner chez 90’ Greassy Spoon. Je teste le cashew chicken et ses veggie noodles. Très bon ! 

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