Day 5, lundi 20 octobre
À 4h50, les yeux sont dejà grand ouverts !
Alors je prends mon temps pour me préparer avant de rejoindre le groupe pour le petit déjeuner à 6h.
Pour charger les batteries, je choisis un muesli banana yaourt, nickel.
Dilli nous annonce deux heures de route jusqu’au point de départ du trek, nous mettrons tout juste un peu plus de 1h10, pause cascade incluse !
Il faut dire que la circulation est plus fluide, la route ressemble plus à une route – d’ailleurs, il y a un parapet, c’est dire ! – et le conducteur appuie sur le champignon. Nous sommes désormais dans le département de Manang (le Népal en compte 71).
On finalise nos sacs de marche tandis que nos porteurs préparent leur cargaison. 20kg chacun + leur sac. Heureusement qu’ils optimisent mieux leur bagage personnel que nous…
Vers 8h30, on se met en marche depuis Dharapani à 1 881m d’altitude et le changement de décor est fort agréable !
Premier sommet enneigé qui se dresse devant nous: l’Annapurna 2, qui pointe à 7937m.
Le rythme est très très cool. Un poil trop cool à mon goût. Mais on avance à de belles enjambées quand même puisque là où Dilli prévoyait 3h ou 3h30 de marche avant le déjeuner, nous mettons moins de deux heures.
On s’installe au Tibet Lisha Guest House à Timang (2 650m) avec vue sur le Manaslu et ses 8 163 m.
Alors que je déguste mes mixed Momo (egg / veggie / cheese) sous un soleil resplendissant, face à ce sommet majestueux, je me dis que la vie est belle.
Et je ne sais pas si c’est parce que je m’habitue mais je les trouve de moins en moins épicés les Momo.











Vers 14h, on se remet en route.
On traverse une autre passerelle, d’autres villages. Toujours des enfants pour nous dire Namaste avec un grand sourire et en joignant les mains.
Ici, nos pas croisent un troupeau de chèvres, là des chevaux népalais. C’est dépaysant à souhait. C’est d’ailleurs toujours plus agréable quand nous quittons la piste, un peu trop encombrée de 4*4, motos et camions qui s’effacent dans la poussière.
À 15h30, heure prévue, nous entrons dans Chame, planté à 2 670m. Nous prenons rapidement possession de nos chambres au Nurpu Ling Guest House. C’est coloré et plutôt bien équipé.
Le soleil brille toujours mais l’altitude rend l’air nettement plus frais.
On déguste un délicieux hot lemon pour nous réchauffer un peu, brief pour la soirée et on va jeter un œil au village. Je prends aussi une photo avec mon porteur parce que bon, les gars sont des warriors !
On rentre rapidement avec l’envie de prendre une bonne douche chaude. Bon, ça ne se déroule pas exactement comme prévu. Quand j’ouvre le robinet, c’est froid. D’ailleurs le chauffe eau affiche 12 degrés. La madame de la Guest House vient traficoter un bouton, le thermomètre passe à 26 mais le ressenti est toujours à 12 !
Même une fois habillée, je continue de greloter. Dire qu’hier soir j’ai dormi sans couverture !
À 19h, apéro time !
Florian a prévu le fromage de Yak, une sorte de Comté affinage trois ans ! Un délice, j’en abuse un peu 😋
Vient ensuite ma belle assiette de veggie egg noodles, encore une réussite.
C’est surtout agréable de partager le repas au coin du poêle en fonte car la température a baissé drastiquement, il ne fait plus que 4 degrés.
D’ailleurs, l’entrée dans le lit est compliqué tellement il est froid. J’ai même demandé un supplément couverture. Ma coloc du soir, Corinne, a chaud. Nous n’avons vraiment pas toutes et tous les mêmes sensibilités !
Altitude : 2 670m










Day 6, mardi 21 octobre
Il faisait froid dans la chambre… il faut dire que nos cahutes ont une cloison simple alors quand il fait 1 degré dehors, forcément…
mais avec les 2 couvertures et les couches de vêtements, une de mes meilleures nuits so far !
Je me réveille tranquillement vers 5h40 avec 4’ d’avance sur le réveil !
Rendez-vous est pris à 6h30 pour le petit-déjeuner !
Il faut juste trouver le courage de rallier le restaurant. La perspective du poêle et du chocolate pancake motivent un peu.
Et quand je pousse la porte de la chambre, que je vois à ma droite Annapurna 2 (7937 m) et à ma gauche, le Lamjung (6950) bercés par un ciel bleu et un soleil éclatant, je me rappelle pourquoi je suis là.
En revanche, petite déception quand je comprends que le poêle ne fonctionne pas. En plus, la porte, pour une raison que je n’ai pas comprise, doit rester ouverte alors j’essaye de me caler le plus loin possible du courant d’air.
Le pancake n’est pas exceptionnel, un peu étouffe chrétien et froid mais pas gras du tout. Ça fera l’affaire pour donner de l’énergie avec le froid qui va cramer de la calorie.
À 7h18 précisément, on se met en marche. Clairement, je ne suis pas thermorégulée comme mes compagnons de voyage. Il me faudra bien une heure pour finir en tee-shirt alors qu’il leur en a fallu 30 pour faire strip-tease !
On en prend plein les yeux en longeant la rivière. Les paysages deviennent plus arides.
Le seul hic, toujours ces 4*4 et motos qui drainent de la poussière sur les portions de piste et les moteurs ne sont pas tous contrôle technique friendly…
Au bout d’un peu moins de deux heures de marche, nous commençons à apercevoir des vergers de pommes, plantés à l’entrée de Bhratang, au cœur de la Manang Valley, à 2 850m d’altitude.
Et quelques mètres plus loin, une boutique qui vend, en débit continu, apple pies, apple crumbles, cinnamon rolls…
Florian nous en parlait depuis notre arrivée, il ne nous avait pas menti. Le crumble est un délice, avec un goût de cannelle qui m’accompagnera encore sur le sentier. J’ai plaisir à le partager avec mon porteur, Gopal. Pour seulement 2,50€.











Quand on se remet en route, nous avons une petite difficulté, une montée d’un km environ. Dilli nous annonce 25’ d’ascension, il m’en faudra un peu plus de 15. Au milieu de la forêt. Extra. Pour l’instant, quand la pente se raidit, le moteur se met bien en route et vroom vroom Sylvia ! Forcément, avec le sac de 5kgs sur le dos et l’altitude, le souffle se fait un peu plus fort mais le mollet contracté semble apprécier ces difficultés, le tendon un peu moins. À suivre.
On fait une pause à Dihkur Pokhari à 3 150m pour la recharge en eau. Un village aux mille couleurs au milieu des montagnes asséchées. Dire qu’il y a quelques semaines, c’était la mousson.
Sur le chemin, Dilli m’explique que la corde utilisée par les porteurs est fabriquée à base de sac de riz. Dès leur enfance, quand ils aident leurs parents à la ferme, ils portent avec le front et la tête, d’où cette organisation.
Il me parle aussi de la culture du riz, planté en juin et récolté en novembre, après la mousson. Selon la région, il peut y avoir plusieurs récoltes à différents moments de l’année.
Les bananes poussent toute l’année. Ils ont aussi du blé, du maïs, du millet.
Quand Dilli ne vit pas à Kathmandu pendant la saison des treks (octobre à décembre puis avril à juin), il retourne dans son village dans l’Everest, rejoint sa femme, ses jumeaux, ses parents et aide à la ferme. Avant d’être guide (depuis 2014), il a travaillé comme porteur pendant trois saisons.
Retour à nos moutons ou, devrais-je dire, à nos petons ! Le kilométrage continue de tourner. On aura accompli quasi 15km quand on rejoint notre destination finale du jour, Upper Pisang, à 3 300 m d’altitude.
Entre temps, nous aurons encore traversé des paysages superbes sous un soleil éclatant.
Il est un peu plus de 12h30 quand nous prenons possession de nos chambres à l’hôtel Royal Alpine, la numéro 102 précisément, que je partage avec Isabelle et Corinne. C’est sommaire mais la vue est incroyable.
Et comme toujours, on recharge les batteries avec de délicieuses assiettes. Des egg potato spring rolls pour moi. Un délice.












On traine un peu à table, il faut dire que tout est fait maison et minute alors le service est forcément un peu lent et c’est parfait ainsi !
Quartier libre.
On avait 1h30 mais Corinne a eu une livraison tardive de son assiette alors on papote pour l’accompagner.
Et le temps file vite, à peine posées qu’il est déjà 15h30 et l’heure de filer au monastère 300 mètres au dessus de l’hôtel.
On arrive pile poil avant un grand groupe, nous pouvons donc apprécier sereinement le lieu. On aperçoit même des moines.
D’ailleurs, Florian trouve qu’il y a moins de monde que l’an passé et Dilli confirme en nous disant que trois de ses treks ont été annulés, probablement en raison des événements de septembre. Tant mieux pour nous, moins sympa pour les Népalais.
Au retour, je m’échappe en solo quelques instants pour courir à petites foulées afin de prendre quelques photos au coucher de soleil.
Séance de renfo pour détendre le corps, douche ! Et grâce au tuyau de Florian de ne pas mettre trop de pression sur la vanne pour ne pas freiner la montée de température, je profite d’une douche à 41 degrés. Du coup, je fais péter le lavage de cheveux ! Avec la poussière, ma chevelure avait des airs de paille.
Séance papotage entre girls et on devance le rdv donné à 18h45 d’une dizaine de minutes pour aller se mettre au chaud dans la pièce commune. Les saveurs embaument la pièce, on va se régaler !
On commence par un hot lemon pour nous mettre en appétit et, sans surprise, le repas déchire. Florian m’avait recommandé le Chicken Dal Bhat, l’un des meilleurs du trek selon lui. La soupe de lentilles est onctueuse, le riz cuit à merveille, les légumes parfaitement épicés et le poulet savoureusement cuisiné. Je le déguste, enveloppée dans la chaleur du poêle, en excellente compagnie. Ces moments de convivialité comptent parmi mes préférés.
Bref, vous l’aurez compris, le repas et l’ambiance parfaits pour conclure une journée au top !









Day 7, mercredi 22 octobre
Malgré mes bonnes conditions de nuitée – j’avais même réussi à glaner une troisième couverture – la nuit n’a pas été au top avec de nouvelles insomnies.
La respiration commence aussi à marquer quelques à coups parfois, en raison de l’altitude. J’espère que tout cela ne nuira pas aux efforts de la journée car, forcément, plus les jours avancent plus le programme va se corser.
Objectif du jour : Ngawal, perché à 3 300m d’altitude.
C’est vraiment dommage que mon sommeil ait été perturbé car nous avions « grasse matinée » ce matin avec un rdv petit-déjeuner à 7h !
En effet, on marche vite alors on a gagné du bonus temps.
Le pancake chocolat est bien meilleur que celui d’hier, plus fondant et moins épais.
Il est 7h40 et des poussières quand on se met en route pour Ghyaru, 3 670 m.
Sur le chemin, on fait une halte au Lac Vert (3 200 m car ça nous arrive de descendre aussi) dans lequel se reflète Annapurna 2.
Je suis toujours en « combi de ski » quand les collègues sont déjà en short tee shirt ! D’ailleurs, Hervé plaisante en me disant : « je vais au Groenland avec ta tenue » !
Nous marchons encore une vingtaine de minutes et, au niveau du pont, Dilli nous montre le point haut de notre ascension, le Stupa de Ghyuru. Il prévoit une heure, je mettrai 30’ mais c’est vrai que la pente est sacrément raide : on avale quasi 200 D+ sur 1,5km.
À l’entrée du village, une madame veut absolument me vendre une apple pie 🤣
On prend la photo de groupe avec view, superbe, les aigles tournant au dessus de nos têtes avant d’absorber un liquide revigorant au Yakru Café.
Vers 10h45, on redémarre. Le vent fouette bien, heureusement le soleil nous réchauffe.
45’ plus tard, on fait une pause. Dilli profite qu’on soit à 3 800m et des poussières pour nous acclimater.
En avance sur l’horaire, à 12h15, on entre dans le village de Ngawal, notre lieu de villégiature pour la nuit. D’adorables cottages nous attendent. Corinne sera à nouveau ma colocataire.
On y découvre des tablettes tout autour des lits ET une table de nuit pour poser nos affaires. Les toilettes comptent des porte manteau et la poubelle à papier toilette a un couvercle. « Le grand luxe » comme dirait Corinne ! Bon, par contre, la fenêtre n’a encore pas de vitre, ils aiment quand ça ventile froid les Népalais.
La dernière portion de chemin a passé très vite. J’ai partagé une conversation très agréable avec Isabelle sur les voyages, la course à pied, la vie en somme ! C’est aussi ça la magie du trek en groupe.
C’est devenu une habitude, on s’installe en terrasse au soleil, on commande à boire, le miam miam et on discute.
En plus, Dilli a réussi à nous négocier des Momo veggie qui n’étaient pas, normalement, au menu du midi. Pour des Momo improvisés, ils sont fameux !
Et plaisir divin, Isabelle sort la tabelle de chocolat qu’elle avait pourtant réservée pour le franchissement des 4 000. Bon, on n’est pas à 300 m près et le carré fait un bien fou !























13h45 temps libre !
Je n’arrive pas à m’endormir malgré la nuit compliquée alors je bouquine.
15h30, c’est l’heure de la marche acclimatation !
Au programme, un peu de sentier avant d’attaquer une enfilade de marches qui nous mènera aux tombeaux bouddhistes.
C’est seulement au sommet que Dilli nous révélera que nous avons grimpé 1 730 marches ! Nous sommes alors à 4 020m et avons avalé 350 D+ en moins de 3km !
Il fait un froid de canard et un vent à décorner un bœuf mais nous restons 15’ pour que notre cerveau enregistre l’altitude et que les globules rouges se mettent en route.
La descente est plus rapide (17’ vs 30’). J’en profite pour faire du fact-checking sur le nombre de marches. J’en compte 1702, certaines ont dû m’échapper quand je faisais attention à ne pas tomber.
Il est 17h30 quand on s’installe autour du poêle pour commander le dîner. Vite, une douche, j’arrive à faire grimper à 42 degrés, yahoo !
On se retrouve dans la salle commune vers 18h20 au chaud du poêle. Je savoure un bon hot lemon en attendant le repas. Et on en profite pour mettre au point notre signe de victoire pour chaque ascension.
Rapidement, notre soupe à l’ail est servie. Elle est censée avoir des vertus pour l’altitude. À suivre…
En guise de plat. J’avais envie de quelque chose de simple, j’ai opté pour les macaroni and cheese tomate. Bon, les pâtes étaient bouillies mais la sauce tomate maison, un délice.
Je suis rapidement claquée et j’ai froid. La chambre se rapproche de la température d’un frigo. Et même pendant le repas, il fait toujours un peu frais car la porte reste souvent ouverte. À croire que nos amis népalais préfèrent le froid.











Day 8, jeudi 22 octobre
6h06, j’ouvre les yeux ! La nuit a été un peu meilleure avec seulement 4 intermittences.
En revanche, je n’ai retiré aucune couche et quand je sors le nez de la couverture, la chambre est toujours aussi polaire. D’ailleurs, Corinne pense avoir dormi à côté de Toutankhamon.
Il semblerait en revanche que le soleil soit de la partie ce matin, contrairement aux prévisions.
Et bonne nouvelle : je n’ai plus mal à la tête. Effet soupe à l’ail ?
J’ai le courage de me mettre un coup d’eau glacée sur le visage pour peaufiner le réveil.
Cette fois, j’avais pensé à glisser mes vêtements du jour dans le lit, ils sont donc un poil moins frais quand je les enfile. Bien sûr, tout est relatif.
Mes mains sont glacées quand je remplis les bouteilles à la fontaine. Heureusement, bonheur suprême, le poêle est allumé dans la pièce commune. Tellement plus agréable pour le petit-déjeuner.
Aujourd’hui, je teste la cheese omelette, accompagnée d’un chapati (sorte de wrap népalais).
On affronte encore l’eau froide de la bouteille pour le brossage de dents et hop ! Today, on passe à l’étape chaufferettes dans les gants.
Pour une raison que je n’ai pas vraiment comprise, on a un décalage de départ. Alors, en attendant, on se réchauffe autour du poêle.
Finalement, à 8h, on se met en route. Destination Manang !
Nous traversons de belles forêts de pin, des rivières, les paysages sont encore fabuleux, notamment les sommets enneigés.
À 10h30, nous posons les sacs au New Namo Buddha, situé à Mungji, 3 430m. Et oui, on redescend… avant de remonter.
En poursuivant la route, nous croisons des yaks, des chevaux.
Avant midi, nous passons la porte de Manang, 3 540 m.
C’est au Hotel Himalayan Singi que nous posons nos valises. Une chambre avec les deux copines. Douche et toilettes intégrées mais pas d’eau…
Comme d’hab, on prend possession de nos chambres et c’est commande du déjeuner.
Comme tout est préparé minute, Dilli nous annonce un temps d’attente d’environ 30’. Les effluves de la cuisine nous tiennent compagnie et c’est une véritable torture.
En plus, pour la première fois depuis le début du voyage, la wifi ne fonctionne pas alors le temps passe un peu moins vite.
Mais vers 13h, comme quasi prévu, nos assiettes arrivent. J’ai repris des spring rolls, encore meilleurs que ceux de mardi !















En attendant le rdv balade acclimatation, je me balade un peu dans le village et je m’arrête à Tilicho Bakery, recommandée par Florian.
J’achète un cookie pour pouvoir me connecter à la wifi et c’est vrai que c’est très bon ! Le cookie, pas la wifi.
Je poursuis mon aventure solo en flânant dans les quelques boutiques alentour à la recherche de petits souvenirs. Je tombe sur des buffs à l’effigie du trek des Annapurna, le cadeau parfait en guise de clin d’œil !
À 15h, on se met en route pour une nouvelle marche d’acclimatation. Une excursion d’un peu plus de 4 km, qui nous permet d’observer le lac Gangapurna en contrebas.
Une courte distance mais qui nous fait gagner 245 D+ ! Dommage que le soleil se soit caché car, en plus, avec le vent, il fait frais. Comme la veille, nous restons une vingtaine de minutes pour bien amplifier l’acclimatation. Avec Isabelle, on pousse même un peu plus haut.
On ajoute encore des couches. Mais la température du corps grimpe vite avec la descente en courant.
Je finis quelques emplettes, je commande mon dîner et hop, à la douche !
Celle de la chambre ne fonctionnant pas, on se rabat sur celle commune au rez de chaussée, elle est divine ! 41 degrés. D’autant plus divine que c’est la dernière… jusqu’à dimanche… et on est que jeudi.
Le réseau, en revanche, est toujours chevrotant. Alors je m’installe à notre table de dîner, au coin du poêle, et je rédige ces quelques lignes.
À 18h45 pétantes, on reçoit notre soupe à l’ail, toujours aussi bonne !
Elle ne laisse pas de trace d’haleine, c’est vraiment excellent.
Ce soir, je teste le veg egg fried rice, encore une très bonne dégustation.
On brief, on papote et je découvre que la descente du Pass, notre ultime étape, dure 10km alors que je n’aime pas les descentes.
Dans la chambre, l’atmosphère semble moins froide qu’hier. Déjà, les toilettes ont une fenêtre fermée, ça change tout ! Et le bâtiment est moins battu aux quatre vents. Good night!










Day 9, vendredi 23 octobre
Décidément, les nuits népalaises ne me réussissent pas. Pourtant, je n’avais pas particulièrement froid par rapport à d’autres nuitées. D’ailleurs, j’ai même retiré la veste et les chaussettes ! Comme dirait Isabelle, « c’est la Tunisie » !
Le sommeil a donc été entrecoupé. Ce qui ne me plaît pas car nous arrivons vers les journées difficiles et surtout vers deux nuits au confort spartiate.
Bref, bien avant 6h, les yeux sont ouverts.
Pas une mauvaise chose car je me suis rendue compte pendant la nuit que j’avais oublié d’acheter du papier toilettes. Je me prépare donc rapido et je pars en expédition. Ça tombe bien, le boutiquier juste en face du lodge est en train de lever le « rideau ». Je suis sûre que vous êtes ravis d’apprendre cette information cruciale !
Pour le petit-dej, je remets le couvert d’un chapati, accompagné d’une veggie omelette et d’un hot lemon.
Un beau soleil nous accompagne dès nos premiers pas. Un troupeau de mules aussi et elles n’en font qu’à leur tête !
Pour une fois, je fais vite tomber les couches. Il me faut moins de 30’ pour me retrouver en teeshirt !
Au programme pour les yeux today : au cœur d’une vallée étroite, nous longeons un petit ruisseau en contrebas et des champs de culture.
Après deux heures de marche, nous marquons une pause à Gunsang, nous sommes déjà à 3 900m.
Ensuite, c’est toujours le sentier de la vallée. Une impression fantastique d’être seuls au monde. C’est exceptionnel.
Ici ou là, nous tombons sur une bicoque avec des « fresh snacks », au milieu de nulle part.
À 11h, nous posons les sacs à Yak Karhka pour une pause boissons chez Raju Restaurant. Enfin, restaurant est bien grand mot mais vous avez compris le principe.
Une fois les boissons avalées et le banana bread, acheté la veille à Tilicho Bakery partagé et savouré, nous nous remettons en route.
Au début, nous sommes un peu freinés par un troupeau de mules. Le même qu’au départ mais qui nous a rattrapés, vous suivez toujours ?
Dilli me raconte qu’il est en direction du High Camp. Chaque mule peut porter jusqu’à 60 kilos (pommes de terre, bonbones de gaz, bouteilles d’eau…). Leurs guides sont rémunérés par les propriétaires de mules qui sont eux mêmes rémunérés par les propriétaires des lodges.
Bon an mal an, nous atteignons notre point de chute, le Hotel Dhading Laxmi où le confort est particulièrement rudimentaire. Heureusement que la douche d’hier a été bonne, il va falloir qu’elle fasse du profit jusqu’à dimanche !
Mais même au bout du monde, les effluves de la cuisine sont renversantes.
On récupère nos chambres et hop à table ! À 13h30, il fait faim après ces 11,85 km de marche et ses 600 D+.
Nouvelle assiette de Momo veggie, parmi les meilleurs que j’ai mangés depuis le début de la semaine.
Je jette un œil à la température sur mon téléphone, -2. -14 annoncés pour cette nuit🥶





















À la Guest House, il n’y a pas de douche, pas d’évier dans les toilettes, pas de chasse d’eau mais la wifi bombarde alors j’en profite pour quelques correspondances en prenant le soleil qui cogne derrière la fenêtre. Je m’assoupis même un peu.
À 15h30, c’est parti pour une nouvelle marche d’acclimatation ! Objectif : prendre 200 D+ pour nous amener à 4 400.
C’est vraiment important d’écouter son corps. Dès qu’on change un peu d’altitude, la respiration se fait vite plus difficile, les jambes plus lourdes. Il suffit de lever le pied et ça repart.
Quand nous atteignons l’objectif, nous nous posons 20 minutes encore pour bien intégrer. Nous sommes à l’abri du vent, sous le soleil. Parfait.
Quand nous redescendons, la nuit est déjà là car avec les sommets, le soleil disparaît rapidement.
C’est alors le rituel habituel : commande du dîner, quelques messages quand la wifi ne s’effondre pas. Puis je file faire quelques exercices de renforcement et place à la super toilette de chat avec lingettes.
Lors du marathon de Chicago, nous avions reçu des lingettes un peu « sophistiquées », exprès pour nettoyer tout le corps. Parfaites pour le contexte !
L’heure du repas arrive rapido. J’avais prévu de prendre des pommes de terre, Florian m’avait conseillé les pâtes. Cette fois, j’aurais dû m’écouter. Mais ça fera l’affaire pour ce soir ! Sans oublier la bonne soupe à l’ail pour se mettre en appétit.
Plus dure sera la nuit avec le froid. Il faut commencer à dormir avec les bouteilles d’eau et les appareils électroniques pour que l’eau ne gèle pas ni que les appareils se déchargent trop vite. Ça promet !
Sinon, Garmin me dit que je suis acclimatée à 2 400, tout va bien.








Day 10, samedi 24 octobre
À 5h30, je me réveille. Finalement, dans une chambre à -6 degrés, je n’ai pas si mal dormi, bien emmitouflée dans mon sac à viande, mes deux couvertures, ma cagoule, ma polaire et mes gants.
La toilette du matin est rapide et je file à la salle commune pour profiter un peu de la wifi avant la foule.
Le thermomètre affiche -12 mais le soleil est là !
Heureusement le hot lemon et le chocolate pancake réchauffent un peu. Quand on se parle, de la buée sort de nos bouches. Tout va bien ☺️
C’est mon troisième chocolate pancake et il se classe directement number 1 ! Moelleux et bien goûtu.
Vive la marche pour activer l’organisme !
Bon, malgré le soleil, il faut marcher longtemps pour se réchauffer. En tout cas pour moi.
Au bout d’une heure, je tombe enfin les 2 premières couches (il m’en reste 3). La pause se déroule au Deurali Tea House.
Pour les toilettes, c’est rustique : 3 murs, 2 ouvertures sans porte, un trou au sol dans chaque et hop !
Avant de repartir, Dilli nous annonce le programme : environ 45’ de marche jusqu’au Base Camp, nouvelle pause puis le gros morceau, la « grimpette » au High Camp, qui peut prendre une heure comme deux heures selon l’état de forme et le rythme.
Le porteur, qui marque une pause à côté de nous, boucle le tout en 25’/35’, avec tout son barda !
Nous, nous mettons effectivement une quarantaine de minutes pour rejoindre le Thorong Base Camp à 4 540m, le New Hill Top Restaurant plus précisément pour une pause boissons, recharge en eau et préparation pour l’ascension. Je discute avec un trailer madrilène qui s’apprête à prendre le départ pour le High Camp, nos chemins se recroiseront.
Le téléphone indique -7 degrés !
C’est maintenant que les choses sérieuses commencent à commencer…
Enfin, j’avoue que je m’attendais à pire pour ce kilomètre vertical tant Florian nous avait dit que c’était LA difficulté du trek, presque plus que l’ascension finale au Thorongla Pass.
Dilli et Florian sont ok pour que je parte devant. Le démarrage est toujours compliqué, le temps de caler la respiration. Le cardio peut vite s’emballer. Mon objectif : ne pas dépasser les 145 bpm.
Florian nous annonçait une ascension entre une heure et deux heures. Il me faudra 27’ pour grimper les 1,3km et ses 300 D+.
J’étais tellement étonnée de voir déjà le High Camp se dessiner sous mes yeux que j’ai demandé plusieurs fois si j’étais sur le bon chemin 🤗
Je m’amuse à prendre quelques photos et je redescends chercher les copains.
Certains trekkers dorment au Base Camp. Bucket List préfère nous faire accéder au High Camp avant le Pass pour ne pas avoir à franchir ce mur de nuit, de grand matin puis d’enchaîner sur le Pass. Je n’ai pas encore gravi le Pass mais, pour l’instant, je valide ce choix !
Au final, tout le monde aura bien géré, pas de mal de tête, pas de défaillance (contrairement à une personne qui a dû être évacuée en hélicoptère depuis le Base Camp).
On fait notre check de victoire et on prend possession de nos chambres. C’est rustique mais pas désagréable. C’est toilettes en extérieur, pas de douche. Ce sera encore soirée phoque ! Je partage avec Florian pour ce soir qui a la gentillesse de me laisser le lit double. Je pourrai bien m’enrouler dans les couvertures comme ça.
En attendant nos assiettes, on joue au Uno dans la salle commune.
Juste derrière nous, est assis notre trailer madrilène. Il me raconte qu’il est là avec son cousin qui est, lui, resté au Base Camp, car il ne se sentait pas de grimper au High Camp aujourd’hui. Notre ami va donc redescendre pour tout remonter avec son cousin demain.
Quand les mixed spring rolls se présentent à moi, je ne mets pas longtemps à les dévorer !
En revanche, plus on monte, plus c’est l’inflation… des prix. 400 Roupies pour la bouteille d’eau alors qu’on était entre 180 et 200 jusqu’à présent. Certes, ça reste 2,50€ mais ça fait bizarre.


















En cette veille de Pass, on part pour une dernière (micro) balade d’acclimatation vers le Thorong High Camp View Point avec une vue imprenable sur les Annapurna.
Comme d’hab, on y reste une vingtaine de minutes. Le plus à l’abri du vent possible. Une gageure car il souffle fort. Il fait -5 degrés mais le ressenti doit être bien plus bas encore.
Une fois en bas, Isabelle a envie d’y retourner. Évidemment, je me dévoue pour l’accompagner ! Et c’est cool car on peut faire de chouettes photos.
Au retour, il n’est que 15h… on profite encore un peu de la wifi disponible puis c’est prépa du sac pour demain et toilettes du chat. L’aventure est chouette mais j’avoue qu’il me tarde la (vraie) douche de demain midi.
Puis je retourne à la salle commune pour profiter du poêle… qui n’est pas encore allumé.
Garmin me dit que je suis acclimatée à 2 650m, toujours un peu de retard à l’allumage.
Pour passer le temps, on joue à nouveau au Uno. Le poêle est enfin allumé mais pas le plus puissant qu’on ait eu jusqu’à présent pourtant, il est juste derrière moi. Je sais, Florian me dit qu’il n’est pas bon d’être trop près de la chaleur en altitude mais celui-ci ne devrait pas faire de mal. D’ailleurs, je prends un hot lemon pour me réchauffer. Là aussi, c’est l’inflation : 240 Roupies (1,50€) au lieu des 150 habituelles.
Au final, 18h arrive vite ! Nouvelle ration de soupe à l’ail, là aussi la meilleure depuis qu’on en mange !
Puis vient l’assiette de veg egg fried potatoes with cheese, une tuerie !
Sans doute un peu trop consistant mais le corps va tourner pour chauffer cette nuit…
Cerise sur le gâteau, Dilli nous offre un Snickers. Normalement pour demain mais on l’a quasi tous croqué en guise de dessert… sans oublier Isabelle qui a apporté une tablette de chocolat à partager pour nous donner des forces pour demain. C’est la fête ce soir !
Une éternité que je n’avais pas mangé de Snickers. Je ne sais pas si c’est l’altitude mais il avait une saveur particulière…
On traîne un peu dans la salle commune, histoire d’emmagasiner un peu de chaud mais il va bien falloir y aller.
Ce n’est pas mon premier trek mais le premier sur une aussi longue durée et j’avoue que le froid, le confort tout relatif commencent à peser. Je sais que c’est aussi tout ça qui fait le sel de l’expérience mais c’est rude. Prochain trek : dans un pays chaud ! ☺️
Heureusement, le petit-déjeuner est prévu à 4h donc la nuit sera courte. Si elle est compliquée, le calvaire ne sera pas trop long.
Vers 19h30, on lève le camp. Ce poële n’est pas top de toute façon, on se convainc comme on peut. Car, quand je pousse la porte de la chambre, je me dis qu’il n’était pas si mal en fin de compte. J’enfile ma tenue de cosmonaute polaire : cagoule, veste, 2 paires de chaussettes, chaufferettes, pantalon, gants. La tenue parfaite pour draguer ☺️ Je bouquine un peu pour m’aider à trouver le sommeil. J’éteins à 20h51. À demain !











Day 11, dimanche 26 octobre
C’était LA nuit que je redoutais le plus. Le froid, dedans comme dehors. Les toilettes en extérieur.
Cela n’a pas raté. J’ai dû dormir 2 heures, 3 heures max.
Pour le coup, ce n’est pas le froid. Emmitouflée dans ma cagoule, mes gants, ma veste, mes 2 polos dont 1 polaire, mes 2 paires de chaussettes + chaufferettes, mes 3 couvertures, j’a même réussi à faire tomber les gants pendant la nuit.
Mais depuis hier, la gorge gratte. Les pastilles aident mais le nez coule.
Déjà qu’à cette altitude on a qu’un demi poumon, ça promet pour l’ascension.
Autant vous dire que je suis réveillée bien avant l’heure prévue pour le petit déjeuner à 4h du matin.
Le pancake chocolat est divin, il se classe premier ! Mais contrairement à celui de Céline, le mien n’a pas gonflé, il est tout riquiqui. Heureusement, elle coince alors je l’aide volontiers à finir avec Dilli.
Dilli et Florian ont décidé de nous faire partir en deux groupes, le moins rapide en premier, le but étant que les plus « rapides », Isabelle et moi, les rattrapions aux 2/3 du parcours afin d’arriver ensemble.
Dilli nous annonce que nous partirons à 5h20. Une trentaine de minutes plus tard.
Ça me donne le temps d’adapter mon équipement, Isabelle a la gentillesse de me prêter un collant pour glisser sous mon pantalon. le téléphone affiche -16, nickel. Les chaufferettes aux pieds ne se mettent pas en route, nickel. Les flasques d’eau sont sous la doudoune pour que le tuyau ne gèle pas, nickel.
Un peu avant le départ, je décide de faire une dernière pause technique et je passe pas loin de la glissade. Et oui, le pipi aussi, ça gèle à 4 900m d’altitude et clairement, nombreux sont ceux qui ne savent pas viser… bref, dérapage contrôlé !
À 5h20, comme prévu, nous commençons notre ascension. À la frontale. Dilli m’a donné son accord pour que je monte à mon rythme, dès lors que je marque des pauses régulières pour regroupement avec lui et Isabelle. J’achète !
Je suis pétrifiée de froid. Les jambes tournent bien, la respiration se cale bien mais mes orteils et mes doigts n’existent plus.
Nous traversons des paysages lunaires, des glaciers et des névés. C’est franchement magnifique, surtout au fur et à mesure que le jour se lève. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à faire tomber la frontale aussi rapidement.
L’expérience est fabuleuse.
Comme convenu, nous retrouvons nos acolytes à quelques encablures du sommet. Nous sommes toutes et tous prêts à atteindre l’objectif !
Je poursuis sur ma lancée et quel bonheur de voir le signe d’arrivée : Thorongla Pass, 5 416 m ! Il m’aura fallu 1h20 pour en venir à bout (hors arrêts attente groupe). 4,10 km, 500 D+. Putain que j’ai eu froid mais putain que c’était beau !
Nous passons un peu de temps à prendre les photos et à savourer l’instant. Ce n’est pas tous les jours qu’on est au « sommet » !
La descente est tout aussi spectaculaire, avec une vue sur la chaîne de montagnes de Dhaulagiri et Annapurna. Mais qu’est-ce qu’elle est longue ! 10 km, 1700 D-
Mais je retrouve (enfin) des sensations dans mes pieds et dans mes mains.
Je retrouve aussi, au début de la descente, notre ami madrilène. Seul. Je lui demande donc où est son cousin ! Il retourne le chercher car il avance moins vite. Sans blague ?! Le gars s’est donc tapé la montée / descente au High Camp hier, il a remis le couvert ce matin + montée vers le Pass et début de la descente et probablement descente à nouveau du Pass pour retrouver son cousin, remonter et descendre. La machine ! Par contre, je crois que quand il m’a dit hier qu’il essayait de pousser son cousin à se dépasser, il a mal jugé les capacités.
Bref, revenons à notre récit un peu moins zinzin. Vers 10h30, nous marquons une pause à l’Hotel Yak Gawa and Restaurant dans le « comté » de Mustang. Je tombe enfin les couches, yeah ! Et je savoure un délicieux organic rhubarb juice. Sous un soleil toujours flamboyant, qui ne nous aura pas quittés de tout le trek, c’est merveilleux !!
On se remet en route vers 11h, le panneau indique encore environ une heure de marche. Je ne vous cache pas que les derniers kilomètres sont les plus longs. L’estomac commence à gargouiller et la fatigue s’accumule forcément. Le petit-dej remonte à plus de huit heures, le dernier sommeil à encore plus !
En revanche, quand nous arrivons à Muktinath, un lieu de pèlerinage bouddhiste et hindouiste, c’est le choc ! Le retour à la civilisation est brutale avec du monde partout, normal, le temple de la ville est un peu l’équivalent de notre Lourdes et 500 pèlerins s’y pressent chaque jour.
À Kathmandu, les motos et voitures nous fonçaient dessus, ici ce sont les chevaux et les mules.
Par chance, notre hôtel Purang, est proche de l’entrée de la ville. L’établissement est plutôt sympa, des prises électriques, de vrais lits, du papier toilettes, des serviettes, du savon, le rêve… seul hic ? C’est un frigo ! On pensait même que la clim était en route mais il n’y a pas de clim… Même si nous sommes redescendus, nous sommes toujours à 3 750 m et malgré le soleil, les températures restent fraîches (une dizaine de degrés). Voilà qui ne va pas aider mon rhume !
Mais la douche se fera encore un peu attendre.
En effet, nous filons d’abord au restaurant, Hotel Bob Marley. J’avoue, je suis un peu grognon. Est-ce que c’est lié ? Je n’apprécie pas particulièrement mon plat, un wrap roll yak tomato onion cheese. Il était temps de goûter la viande locale, trop dangereux à faire en altitude pour des raisons sanitaires.
Les plats tardent à arriver, nous avons tous les crocs et les dévorons.



















De retour à l’hôtel, Isabelle et Corinne préfèrent privilégier le repos à la douche alors je me précipite à la salle de bains. Une bonne douche chaude que j’attends depuis deux jours !
Le concept est particulier, quand tu te douches, tu arroses toute la salle de bains. Tant pis ! Et hop, je me glisse sous le lit !
J’ouvre les yeux 1h30 plus tard, vers 15h30, en meilleures forme et humeur.
Pile poil pour rejoindre le groupe et la visite du temple de la ville.
Nous remontons donc les 324 marches que nous avions descendues à l’arrivée (comptées par Isabelle, décidément, on est un peu zinzin). Et Dilli nous explique le fonctionnement du pèlerinage, nous observons les pèlerins se plonger dans l’eau gelée pour se purifier.
C’est vraiment très différent des temples que nous avons visités à Kathmandu. C’est hyper intéressant, j’ai bien fait de me réveiller !
Vers 17h30, de retour à l’hôtel et nous reprenons nos bonnes habitudes : la commande du dîner ! Je ne vous cache pas que, à ma grande surprise, j’ai faim (again) !
Je me cale au coin du poêle et je rédige ces quelques lignes en attendant notre repas à 18h45.
On refait le film aussi, on partage nos photos. Bref, on célèbre une autre belle journée népalaise !
La creamy veggie soup est délicieuse, de même que le Thali Nepali veggie (équivalent du Dal Bhat).
On commence tous à piquer un peu du nez et je continue d’éternuer. Hum, trop hâte de retourner dans notre frigo de chambre.
À 19h40, je lève le camp pendant qu’ils continuent de discuter. Envie de me glisser dans le lit, de le chauffer, de me préparer à dormir. J’en profite, avant, pour préparer mon sac pour demain. Le trek est terminé mais pas l’aventure népalaise !
Toutefois, moi qui pensais en avoir finir de dormir avec une capuche et la double paire de chaussettes, c’est raté…



